Alors que j'étais journaliste à la radio et à la télévision régionale, je me souviens que dès que j'avais un moment de loisirs, je parcourais avec carton à dessin, aquarelles et huile tous les coins et recoins de Besançon. C'est sur le terrain que j'ai appris la perspective et le jeu des couleurs mais c'est aussi avec des cours hebdomadaires dans l'atelier d'un peintre bisontin; c'est cette personne qui m'a initiée à la technique du Lavis  et m'a donné le goût de l'huile, des heures et des jours passés à retoucher un tableau, perpétuellement insatisfaite...
Quand j'ai découvert la sculpture, cela a été tout de suite un coup de foudre, une véritable fascination. A partir d'une pierre, réussir à coup de gradine et d'imagination à un résultat final, en général résultat très différent de ce qu'on avait dans la tête au départ.
Puis dans des périodes plus dificiles de ma vie, j'ai délaissé la technique lisse et décorative de l'aquarelle pour travailler l'acrylique et jeter sur la toile mes émotions sans code formel ni conventions esthétiques; je ressentais alors avec une telle force ce besoin vital de peindre; c'était comme un feu qui vous brûle de l'intérieur...dans l'expressionisme abstrait, on peut vraiment donner libre cours à sa propre vision subjective du monde..

Aujourd'hui je suis grand-mère et en retraite, avec plus de temps pour bricoler et expérimenter dans mon atelier de nouvelles techniques. (stage d'enluminure, mosaïque, scrakbooking, etc...) et je suis heureuse de constater que j'ai encore beaucoup à apprendre.